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Rwanda: L’écologiste hongrois tué par l’rhinocéros faisait son doctorat

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L’rhinocéros noir, une espèce nouvellement réintroduite au Rwanda en Mai dernier, a tué ce Mercredi un spécialiste hongrois de la protection des animaux, qui a joué un rôle dans son importation, et qui se spécialisait davantage à sa cause.

Dans un communiqué transmis à l’AFP jeudi par l’Office Rwandais de Développement(RDB) qui gère les parcs nationaux, la mort de Krisztián Gyöngyi est survenue  mercredi matin alors “qu’il était sur le terrain en train de pister les animaux dans le parc”.

Père d’une fillette, Krisztián Gyöngyi vient de la Hongrie. “Kris a joué un rôle très important dans les efforts de réintroduction” du rhinocéros noir d’Afrique de l’Est au Rwanda, où il se trouvait pour apprendre aux guides locaux à pister et à protéger cette espèce »,  a déclaré le directeur exécutif d’African Parks, Peter Fearnhead, cité dans le communiqué.

“C’est une énorme perte pour tous ceux qui connaissaient Kris ainsi que pour la protection des rhinocéros à travers le continent”, a ajouté M. Fearnhead.

Selon African Parks, M. Gyöngyi effectuait depuis 2012 un doctorat sur la conservation du rhinocéros noir dans le parc national de Liwonde, au Malawi.

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Les efforts se conjuguent pour conserver cette espèce et augmenter sa population, dont celui-ci de Gyongyi et Africa Parks qui regrette son départ inédit.

L’rhino noir oriental est une espèce en danger et en voie de disparition suite au braconnage, qui la réduit à 96%, seulement dans 25ans (1970-1995).

Au Rwanda, il est disparu en 2007 de la même raison du braconnage, réintroduit début mai, avec une vingtaine de spécimens venant d’Afrique du Sud qui ont été déplacés vers le parc de l’Akagera.

Le parc national de l’Akagera, est situé dans l’Est du Rwanda, à la frontière avec la Tanzanie, et a accueilli en 2016 plus de 36.000 visiteurs.

En juillet 2015, le Rwanda avait déjà réintroduit des lions dans l’Akagera, 15 ans après leur disparition, après le génocide de 1994, lors de l’occupation en partie du parc, et les lions ne pouvaient pas cohabiter avec le bétail des nouveaux venus.

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Jean Baptiste Karegeya

 

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