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Rwanda: MINISANTE au parlement, ces infirmiers qui ne savent pas localiser le cœur !

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La santé des rwandais est entre les mains des infirmiers, diplômés du MINEDUC, mais œuvrant sous licence du MINISANTE. Au parlement, les députés évoquent l’octroi des licences très complexe, et le Secrétaire d’Etat au MINISANTE révèle des infirmiers A1 qui ignorent l’anatomie de base, comme la localisation du cœur, les systèmes, etc.

L’examen d’octroi de licence par le Conseil Professionnel des Infirmiers et sages-femmes a eu lieu en Mars dernier, et les résultats sont sortis ce Juin. Sur 1231 candidats, seulement 171 passent, soit 13%. Malgré tout, ils détiennent tous et toutes, les diplômes A1, obtenus aux Universités et instituts supérieurs tant publics que privés, et  agréés au Rwanda. Ils y ont investi trois ou quatre ans, avec des sommes gigantesques d’argent.

Le MINEDUC livre la matière et les pièces, mais l’autorisation d’opérer au Rwanda reste au MINISANTE via le conseil. Au parlement, l’on ne comprend pas comment on échoue à un examen préparé les non académiciens, alors qu’on était brillant en classe. Ce taux de 13% est très bas, le Ministre doit éclaircir.

Le Ministère de la santé déclare qu’il tolère souvent  les infirmiers qui travaillent dans les secteurs de la santé, sans qu’ils possèdent des pièces justificatives professionnelles.

Mais, selon Dr Patrick Ndimubanzi, SE au MINSANTE, « il y a ceux qui échouent ce qui ne peut pas être échoué (incroyable) ». L’exemple est ceux qui ne savent pas localiser le cœur, ce qui surprit  les députés. Eclats de rire, un brou hahaha dans la salle. Il peut y avoir même ceux qui placent le tibia dans l’hypocondre gauche, et le rectum comme os crânien !

Au cours de sa  présentation le 19 juin 2017 faite dans la plénière de l’Assemblée Nationale, Dr Patrick Ndimubanzi, Secrétaire d’Etat au ministère de la santé, s’explique, ‘’Si un lauréat échoue une fois aux épreuves, il n’est pas immédiatement suspendu, mais ça devient intolérables s’il échoue plusieurs fois et  surtout  des choses banales : la question de savoir l’emplacement du cœur, il boude, il ne sait pas. Et dites-nous, même si on ne publie pas officiellement, celui-là est directement suspendu de ses fonctions. C’est le seul contrôle que nous faisons pour savoir les capacités de nos agents, qui souvent ont la vie des rwandais dans leurs mains.’’

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Le Conseil des infirmières, les infirmiers et les sages-femmes, est souvent critiquée d’avoir des agents non professionnels. C’est ainsi qu’il passe souvent  les tests hors programmes, ce qui fait même aux gens penser à la corruption.

Certains lauréats proposent que cet examen soit donné par le MINEDUC, mais le conseil insiste de ne pas lâcher. Lydie Kimonyo, la Secrétaire du Conseil dit, « je ne vois pas la cause de transférer cet examen au MINEDUC, et s’ils échouent encore la ? ».

Ceux qui pensent à un agenda caché, partent sur la somme qu’on verse avant de passer le test. Quarante mille francs rwandais (50 USD), par personne et par examen.

Pour ainsi dire, les comptes du Conseil ont encaissé Quarante-neuf millions deux cent quarante mille(49,240,000) francs rwandais pour 1231 candidats, dont 1060 doivent reprendre le test l’année prochaine, moyennant le paiement de 40.000 Frws de plus.

Examen hors curricula

Les lauréats qui échouent aux épreuves avancent souvent l’argument  selon lequel les examens sont loin de leur connaissance, parce qu’ils sont tirés sur l’internet, dans les universités de USA comme Minessota.

En plus, le test relate plus la pratique, alors que les candidats n’ont que six mois de stage, sans considérer ce qui se trouve dans les notes. L’ancienne de l’Université de Gitwe (l’une des universités suspendues) qui a réussi, témoigne la différence, et accuse les examinateurs de placer l’infirmier dans la place du laborantin, infirmier traitant et pharmacien en même temps.

Parlant à Bwiza.com, elle dit, « On vous raconte un cas de paralysie faciale au CHUK, mais jamais rencontré dans la vie. On ne donne pas le temps de diagnostiquer, analyser le dossier de référence. On vous présente aussi le cas d’un accident il y a une semaine, malade hospitalisé. Les symptômes externes montrent que le client a une bouche penchée, l’oreille n’écoute pas. On vous demande les causes de ce manque de sensation, sans tenir compte des résultats du laboratoire.  Car, le paludisme peut être la cause, l’accident même, la méningite ou le traumatisme. Donc, seul l’examen de labo peut confirmer la vraie cause ».

L’Assemblée Nationale demande au ministre de la santé de conjuguer d’avantages les efforts dans ce domaine pour protéger la vie des citoyens, mais aussi penser au nombre insuffisant d’infirmiers dans les hôpitaux et centres de santé au Rwanda.

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Abdou Nyampeta&Jean Baptiste Karegeya

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