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Rwanda : NCC plaide contre les grossesses des jeunes filles

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La commission nationale pour les enfants NCC, demande aux partenaires de conjuguer les efforts pour lutter contre les grossesses indésirées aux adolescentes.

CCN exprime encore le besoin de conjuguer  les efforts pour éradiquer les grossesses juvéniles.  Une réunion conjointe des parties prenantes ce jeudi 17 aout 2017, s’est tenue à ce  sujet. Les instances étatiques et privées, les activistes des droits de l’enfant se concertent pour trouver une solution durable à ce fléau.

Selon Igihe.com, Dr Claudine Uwera Kanyamanza qui dirige la commission, précise qu’une solution durable nécessite des efforts intensifs de tous les acteurs, dont les adolescents eux-mêmes, les parents, les enseignants, la justice, la police, le gouvernement local, les organisations religieuses et les ONG.

“ Ce n’est pas un si  simple problème à résoudre par la NCC seule, nous devons collaborer avec différents partenaires, afin que chacun comprenne sa responsabilité “a-t-elle indiqué.

La grossesse chez les adolescentes a des conséquences socioéconomiques immédiates et durables pour les jeunes mères, leurs enfants et toute la communauté rwandaise.

Ces grossesses ont souvent pour conséquence des maladies sexuellement transmissibles, la mort, l’abandon scolaire et les conflits familiaux, ce qui ne mérite pas tolérance dans un pays qui protège ses enfants.

Le soutien dans la lutte contre la grossesse chez les adolescentes, n’épargne pas la protection de ces jeunes mères, contre les abus comme la stigmatisation et l’expulsion de la famille. Par contre, elles ont besoin d’une assistance et un encouragement  à faire enregistrer leurs enfants et à signaler ceux qui les ont imprégnés pour en  être poursuivis ; ce qui incombe à toute la communauté.

SP Belline Mukamana qui représente la Police, signale que 10,23% des cas soumis à la police en 2016, étaient en rapport avec les grossesses des adolescentes.

L’officière de police rappelle que la sanction pour les adultes plongés dans son genre de crime est « d’un emprisonnement à vie, avec une amende  100.000 et 1.000.000 de francs rwandais », selon l’article 191 du code pénal rwandais.

Mais hélas, SP Belline regrette que les gens ne craignent pas cette pénalité pour renoncer à cet acte inhumain. On interpelle aussi les autorités locales qui semblent fermer les yeux et sous-estimer l’ampleur de ce crime.

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En Mai 2016, le Ministère du genre et de la famille(MIGEPROF), avait annoncé que 17500 jeunes filles d’entre 16 et 19ans  avaient été engrossées, et ont subi de conséquences néfastes dont l’abandon scolaire.

En aout 2016, CLADHO (Collective des associations des droits de l’homme) a publié une recherche (L’évaluation rapide des grossesses non désirées au Rwanda) sur ce cas.

Les résultats révèlent que (63%) des filles ont fait l’enseignement primaire et 37% sont du secondaire.

Des personnes responsable de la grossesse, il a été révélé que la plupart (49%) ont été  imprégnées par les collègues,  20% par des amis de la famille et des voisins, 17% sont des étrangers, (6%) sont les employeurs, 4% sont membres de la famille, 2% sont les tuteurs, et (1%) par les autorités locales.

Et le comble, les jeunes filles n’informe pas les instances habilitée, car 59% n’en parle qu’a leurs parents, et 13,02 informent les chefs locaux, seulement 5,07 % informent la police.

Décourageant est que, même après l’information, 58,3% n’obtiennent pas de résultat, et 28,45% des cas s’arrangement entre les familles, seulement 8,6% d’auteurs sont punis.

Selon le recherche de CLADHO, 88% des victimes ne trouvent pas assistance des auteurs, seulement 12% ont déclaré avoir reçu le soutien. De ces enfants nés, 95% ne sont pas enregistrés, contre 5% officiellement inscrits.

Ces jeunes mères affrontent des conséquences, comme 54% abandonnent l’école,  19% vivent dans la pauvreté, 11% sont déprimées, 9% scandalisées, 5% sont discriminés et (2%) ont été traumatisées.

Selon toujours CLADHO, seulement 10% de ces filles regagnent le banc de l’école, et les 90% sont perdues dans la nature.

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Jean Baptiste Karegeya

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