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Rwanda: Principaux faits marquant le progrès du secteur sanitaire

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Au cours des deux dernières décennies, le secteur de la santé au Rwanda connaît des progrès considérables. Des percées majeures dans la technologie médicale sont  réalisées, les soins de santé communautaires sont  améliorés et les mentalités des personnes face aux problèmes de santé ont  visiblement changées.

Début Mai, quand le Premier Ministre Anastase Murekezi s’adressait au parlement, il a souligné que l’amélioration de la prestation des services et l’accès universel aux soins de santé ont contribué à améliorer la vie des Rwandais dans différents coins du pays.

Les rapports de la Banque mondiale indiquent qu’au cours des deux dernières décennies et demie, l’espérance de vie des Rwandais a triplé à partir de 28 en 1994 (baisse de 33,48 en 1990 en raison de la guerre civile), 46 en 2000, à 66 en fin 2015.

Les années récentes  connaissent une augmentation significative du nombre d’établissements de santé. Aujourd’hui, le pays compte 406 postes de santé, 499 centres de santé, 36 hôpitaux de district et 7 hôpitaux de référence. Grâce à ces développements, un grand nombre de maladies sont abordées au niveau communautaire.

Chaque village au Rwanda bénéficie du service de trois agents de santé communautaire qui accordent une attention particulière aux maladies transmissibles, à la santé maternelle et infantile, à la prestation de services de planification familiale et à la consultation et au traitement de la malnutrition. Ainsi, le taux de mortalité maternelle est passé de 1.071 en 2000 à 476 en 2010, à 210 en 2015, et la proportion d’accouchement dans les hôpitaux  augmente à 90%.

L’année dernière, le Rwanda  lance le premier système national de livraison de drones. La technologie du drone est destinée à fournir du sang salvifique aux patients dans les régions éloignées du pays.

Comme l’un des piliers Vision 2020, la politique nationale actuelle en matière de santé transmet le Rwanda à une prestation de services de santé équitable et efficace.

Le Rwanda figure parmi quelques pays qui ont déjà atteint des progrès remarquable comme l’Assurance maladie communautaire ‘’Mutuelle de Santé’’, elle passe de 44% en 2005 à 81,6% en 2015.

Le taux de mortalité infantile est tombé de 152 par mille  en 2000 à 32 par mille en 2015, le taux de mortalité maternelle  progressivement diminue, passant de 476 pour 100. 000 naissances vivantes en 2010 à 210 pour 100.000 naissances vivantes en 2015. 80% des ménages rwandais ont au moins une moustiquaire imprégnée d’insecticide.

Le Rwanda compte plus de 45.516 travailleurs communautaires de la santé  qui traitent différentes maladies dans la communauté et font le suivi des femmes enceintes,  99% des femmes avec une naissance vivante reçoivent au moins un soin prénatal d’un fournisseur de soins de santé qualifié.

La couverture de la vaccination est en moyenne de 93% dans tout le pays, plus de 80% des adultes et des enfants séropositifs ont accès au traitement antirétroviral.

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Cependant, alors que le Premier Ministre se présentait au Parlement, on lui demandait pourquoi de nombreux ménages ne possédaient pas de latrines et il a promis cette réussite d’ici juillet cette année.

En outre, les détenteurs de Mutuelle de Santé réclament ne pas recevoir de médicaments, mais orientés dans des pharmacies privées.

Mais encore moins, Auditeur Général des Finances de l’Eta fait toujours rapport sur les médicaments expirés dans les magasins centraux de ‘’ Centrale d’Achats des Médicaments Essentiels au Rwanda’’ (CAMERWA), en raison d’une bureaucratie rigide.

En outre, la gestion des hôpitaux reste encore à désirer, car beaucoup de staffs le de nombreux employés des services médicaux ont fait objet de poursuite,  pour des raisons de détournement.  L’on peut citer entre autre l’Hôpital  Gahini, Kibirizi, Kabutare, Musanze, etc.

Le comble, certaines institutions médicales  créent des cellules de détention pour garder des patients insolubles, comme à l’hôpital Muhima et Nyagatare.

Enfin, la malnutrition  diminue, mais dans 15 des 30 districts, le pourcentage  des enfants de moins de cinq ans avec retard de croissance,  est supérieur à la moyenne nationale de 38%.

Selon l’Institut National des Stastistiques, ces districts comprennent Nyabihu (59%), Ngororero (56%), Nyamagabe (52%), Karongi (49%), Rubavu, Rutsiro, Gakenke (46%), Burera et Huye (43%) Nyaruguru  Muhanga et Kayonza(42%),  Ruhango et Ngoma (41%) , ainsi que Bugesera (39%).

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Abdou Nyampeta

 

 

 

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