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Rwanda renvoie plus de 1600 réfugiés burundais chez eux

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Le Gouvernement rwandais vient de renvoyer  un total de 1 607 réfugiés burundais, hébergés dans le centre de transit de Gashora, dans le district de Bugesera, pour avoir enfreint les lois régissant les réfugiés.

Ces réfugiés avaient franchi la frontière Congo-Rwanda, il y a trois semaines, après avoir  avaient refusé de respecter les lois et les obligations régissant les réfugiés, par leurs croyances religieuses. Ils sont des fidèles à Zebiah Ngendakumana, qui prétend avoir vu plusieurs fois la Vierge Marie, au nord du Burundi. Ils ne voulaient pas la nourriture industrielle, les soins médicaux modernes,   l’enregistrement biométrique, etc.

Accompagnés de fonctionnaires du Ministère de la gestion des catastrophes et des réfugiés (MIDIMAR) et du HCR, tous ces réfugiés sont arrivés à la frontière de Nemba, Samedi 31 Mars  à 8h00.

Selon le MIDIMAR, le gouvernement burundais était averti à ce rapatriement, mais à la frontière, aucun fonctionnaire burundais n’était présent pour les recevoir ; seuls les douaniers et policiers étaient disponibles.

Insécurité au Burundi, enregistrement au Congo, alimentation au Rwanda

Ils dépassaient  2 500 réfugiés à entrer au Rwanda, via Bugarama. Ils avaient quitté le Burundi en 2015, avec leur prophétesse Zébiah Ngendakumana. Ils sont des fidèles à elle, qui prétend avoir eu plusieurs visions de la Vierge Marie au nord du Burundi. Ils accusaient la police burundaise de persécution religieuse.

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En RDC, ils manquaient de sécurité, 36 d’entre eux sont morts dans des affrontements avec des soldats congolais, en septembre 2017. “… nous étions menacés par nos voisins congolais et nous craignions également d’être extradés vers le Burundi”, a déclaré Dionyse Nyandwi, leur  représentant. Et,  ajoutant, « nous espérons un meilleur accueil des Rwandais car nous parlons la même langue et avons la même culture”.

Arrivés au Rwanda, l’espoir est trahi par eux-mêmes. Ils ont également rejeté l’alimentation industrielle comme les biscuits et la farine de maïs. Ils refusent aussi l’identification physique, le traitement médical  et la vaccination.

Alors, cela devint insupportable. Le Midimar, ministère en charge déclara que «  c’est très dangereux, surtout qu’ils viennent d’un pays touché par le choléra ». Ainsi, ils ont été avertis de respecter les lois régissant les réfugiés.

Ils vivaient dans le camp de transit de Nyarushishi dans le district de Rusizi jusqu’à la semaine dernière où le processus de relocalisation dans d’autres régions a commencé.

Un plus grand nombre d’entre eux, 1600 ont été transférés à un centre de transit dans le district de Gashora – Bugesera, non loin de leur pays d’origine ; quelques 600 ont été transférés au camp de transit de Muyira dans le district de Nyanza, tandis que le reste n’a pas quitté Nyarushishi.

Jeudi passé, 33 de leurs chefs ont été arrêtés par la police, et tous les 31 étaient de ce centre de transit de Gashora-Bugesera. Mais, selon le secrétaire permanent au MIDIMAR, Olivier Kayumba, « tous les réfugiés de Gashora ont été renvoyés chez eux ; même ceux qui avaient été arrêtés ont été libérés et rapatriés ».

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