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Rwanda: Trois anciens chefs d’Etats ont assisté à l’investiture de Kagame

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Le président rwandais Paul Kagame a été investi vendredi pour un troisième mandat de sept ans, en présence de 19 de ses pairs et de trois anciens chefs d’Etats : Nigérian Obasanjo, burundais Buyoya et tanzanien Mkapa ; même  le recherché de la CPI, soudanais Béchir était là.

Dans les pays limitrophes, seul le parrain cavalier ougandais, Yoweli Museveni était là. Mais les présidents burundais Pierre Nkurunziza et congolais Joseph Kabila, qui entretiennent des relations tendues avec M. Kagame, étaient absents. John Pombe Magufuli tanzanien, lui ne sort pas souvent du pays, pour des raisons de conjoncture, mais a  été représenté par l’un de ses prédécesseurs Benjamin Mkapa.

Joseph Kabila a envoyé le chef du parlement, mais le Burundi n’était quasiment pas représenté, Pierre Buyoya y était en privé.

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Parmi les chefs d’État présents à cette cérémonie d’investiture, se trouvait le président soudanais Omar el-Béchir, visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par la Cour pénale internationale (CPI) en 2009 et 2010 pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis dans la province soudanaise du Darfour.

Le Rwanda n’est cependant pas signataire du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, et n’est à ce titre pas contraint de mettre en application les mandats d’arrêts.

Kagame, homme fort du Kigali depuis la fin du génocide de 1994, depuis que le FPR a renversé en juillet 1994 le gouvernement extrémiste ayant déclenché un génocide qui a fait un million de morts essentiellement tutsis en 100 jours. Il est surtout crédité du spectaculaire développement, principalement économique, d’un pays exsangue au sortir du génocide.

Dans son discours, Kagame s’en est pris aux critiques qui dénoncent l’absence de liberté d’expression dans son pays des Grands lacs.”Chaque pays africain doit faire face aux efforts destinés à nous faire vivre en des termes fixés par d’autres. Ils demandent que nous remplacions des systèmes qui fonctionnent bien pour nous par des dogmes dans lesquels leurs propres peuples perdent rapidement foi.”

Kagame avait recueilli 98,79% des voix, loin devant l’indépendant Philippe Mpayimana (0,73%), et Frank Habineza (0,48%), leader du Parti démocratique vert, le seul parti d’opposition autorisé au Rwanda.

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Jean Baptiste Karegeya

 

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