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Santé: Encore 27 kms vers le centre de santé et 32 vers l’hôpital

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Les habitants des trois secteurs de Rusizi à l’Ouest ont du mal à accéder aux services de santé après que l’Ambulance tombe en panne il y a quatre mois. Ils font un total de 59 kilomètres de chez eux vers l’hôpital de Mibirizi, sous un brancard traditionnel, sinon ils font neuf heures d’attente pour l’ambulance.

Ils habitent les cellules de Nyamihanda et Rwambogo du secteur Butare, Mpinga et Nyamigina du secteur Gikundamvura, ainsi que de la  cellule Nyabintare du secteur Nyakabuye. Au total approximatif de 20.520, ils se servent tous du centre de sante de Nyabitimbo, secteur Butare du district Rusizi.

Auparavant, les cas de transfert utilisaient l’ambulance mais aujourd’hui elle est en panne. Pour arriver à Nyabitimbo, les malades de Rwambogo et Nyamihanda font les 27 kms à pieds, et s’ils sont transférés à Mibirizi ils ajoutent d’autres 32 kms.

Malades critiques, femmes enceintes, sont transportes en brancards traditionnels, car la motocyclette se paie 14.000 Frws (aller-retour).

Les routes impraticables

L’administration de ce centre de sante Nyabitimbo, partage les mêmes inquiétudes aux patients. Les mauvaises routes dans cette région constituent l’une des causes de l’endommagement de l’ambulance, mais aussi  s’inquiète de ce trajet de 27 kms, surtout pour des femmes enceintes en brancards traditionnels, « c’est très risquant, souvent l’utérus s’ouvre en cours du chemin, d’où les naissances en cours de route. Et arrivé au centre de sante, il faut encore attendre l’ambulance pendant neuf heures, car elles interviennent sur une grandes étendue ».

 

Epiphanie Mukarugira, déclare à Bwiza, que la population s’inquiète trop, « C’est par la grâce de Dieu qu’on vit, si une femme enceinte quitte la maison en brancard traditionnel, elle fait 27 kms, sous la pluie et ou pendant la nuit,  elle arrive ici et doit encore attendre l’ambulance de Mibirizi, à 32 kms, elle risque d’éclater.

 

Felix Ngendahimana, statisticien du centre de santé dit que le véhicule s’est usé par les mauvaises routes, car il était la depuis 2008, mais il faisait souvent  2 ou 3 tours par jour. « Jusqu’ici, personne n’est mort en cours de route, mais ça pourra arriver, comme certaines femmes accouchent en cours de route ».

Il insiste que pour les transferts, l’on doit attendre au moins neuf heures, « quand on appelle à 6h00, l’ambulance nous arrive à 15h30minutes ; et si on l’appelle à 8h00, elle arrive vers 18h00. Alors, imaginez-vous pour un malade en besoin d’assistance, et souvent qui a passé la nuit ici. C’est dommage, sans ambulances, on aura de grands problèmes ».

Le district n’y peut rien, sauf le plaidoyer envers le MINSANTE. Emmanuel Nsigaye, vice maire chargé des affaires sociales attend la réponse comme la population, car le district a déjà informé le ministère de la sante.

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Jean Baptiste Karegeya

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