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Si Sawyer avait lu Mbanda, ça irait un jour!

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Aujourd’hui 18 août, le Rwanda et ses amis célèbrent la victoire de Paul Kagame qui vient de gagner son troisième mandat et a prêté serment. Dans son discours d’allocution le président Paul Kagame a critiqué des tentatives d’ingérence dans la politique de son pays. Le meme jour, Human Rights Watch  dit que les élections rwandaises ont été politiquement verrouillées ; dressant la chronologie des violations flagrantes aux libertés fondamentales lors de celles-là. Mais Gérard Mbanda avait donné la réponse lundi de cette semaine.

Dans une opinion paru à Newsghana, le journaliste senior Gerard Mbanda a dit que le Rwanda et Kagame auraient brisé la règle d’or occidentale. « How Western Media gets it wrong on Rwanda”, pour dire [comment les media occidentaux se trompent sur le Rwanda].

Gerard Mbanda, actuellement directeur des médias  à l’Office rwandais de gouvernance (Rwanda Governance Board/RGB), n’évoque pas seulement les media dans son opinion, mais aussi les experts des droits de l’homme comme Human Rights Watch de Ida Sawyer.

Pour Mbanda, « les Africains ont longtemps pensé que la prospérité et la stabilité ne peuvent être obtenues que par des prescriptions occidentales et que, essayer d’autres approches comme le Rwanda a fait,  serait un pas vers la rébellion ».

Ainsi, les médias occidentaux sont déployés pour  diaboliser les initiatives locales contre l’ordre prescrit que [chaque société doit évoluer selon les dictons de la pensée occidentale], loi à laquelle le Rwanda et Kagame ont déjà brisé.

La récente course à la présidence rwandaise avait trois candidats, mais  aussitôt qu’ils avaient commencé leurs campagnes politiques à travers le pays, que les médias occidentaux et les organisations de défense des droits de l’homme ont commencé à diaboliser un seul candidat à la présidence, aujourd’hui  le président  Kagame.

Mais ce jour de prestation de serment de Kagame,  Human Rights déclare  que ces élections se sont déroulées dans un contexte de liberté d’expression ou d’ouverture de l’espace politique très limitée : violations du droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion.

Ida Sawyer, directrice de HRW en Afrique Centrale, dit « La victoire écrasante de Kagame n’est pas une surprise dans un contexte où les Rwandais qui ont osé faire entendre leurs voix ou remettre en cause le statu quo ont été arrêtés, ont été victimes de disparition forcée ou ont été tués, où les médias indépendants sont muselés, et où l’intimidation a muselé les groupes agissant pour les droits civils ou la liberté d’expression ».

Des quels medias indépendants parle-t-elle ? Occidentaux peut être !

Lors de la campagne électorale, tous les candidats avaient les chances égales dans les medias tant publiques que privés. Sur terrain, chaque candidat partait avec un contingent des journalistes, aucun n’a rencontré HRW. Philippe Mpayimana était avec au moins cinq journalistes, Dr Frank Habineza avait quinze avec lui, et Kagame partait avec à peu près 60 journalistes. Tout dépendait de la capacité de prise en charge de chaque candidat.

Pour Gerard Mbanda, la couverture médiatique occidentale biaisée, les «droits de l’homme» et les «rapports d’experts» faisaient l’anti campagne de Kagame.

Primo, pour influencer négativement les électeurs rwandais leur chef antidémocratique et de changer leur soutien pour lui.

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Secundo,  pour influencer la communauté internationale à changer sa politique étrangère, et isoler Kagame,

Tertio, changer le récit de l’histoire rwandaise du génocide, en transformant ‘les héros en méchants ; les victimes en tueurs’.

Ces  critiques contre  Kagame viennent à un moment où le monde entier peut témoigner de la façon dont le Rwanda a été transformé d’un État divisé, en une nation unifiée et prospère.

Ils ont plutôt lancé des allégations selon lesquelles le pays est dans un climat de peur, de dictature et que les Rwandais manquent de droits de l’homme. Ces mêmes médias étaient totalement absents en 1994, alors que le Rwanda brûlait et que plus d’un million de vies innocentes tombaient en péril.

HRW parle aussi des dons à FPR pendant les élections, mais la plupart des partis ne vivent que de contributions des membres.

Selon HRW, un électeur de Rutsiro  a indiqué qu’il a été forcé de voter, un autre de  Nyamagabe, a raconté qu’elle a vu des responsables du scrutin signer des bulletins pour au moins 200 personnes.

Mais les medias rwandais étaient partout : La veille du scrutin, le Haut Conseil des medias au Rwanda avaient déployés 100 journalistes, publiques et privees pour couvrir la marche des élections. Ils étaient en 8 équipes : 1 au nord(Musanze), 1 au sud(Huye), 3 à l’est(Nyagatare, Kirehe et Bugesera) et 3 à l’ouest(Rubavu, Karongi et Rusizi).

En plus, Paxpress(organisation non gouvernementale) avait aussi déployé deux journalistes par chaque district du Rwanda, et a conduit trois éditions en direct sur 10 radios privées. Chaque journaliste devait passer la communication en cas d’irrégularités sur terrains.

Dans les deux cas, MHC et Paxpress, chaque journaliste devrait passer au moins trois articles dans sa maison d’édition. Donc au total, au moins 420 articles ont été publiés sur la journée du 4 août, aucun n’a évoqué le cas du genre Rutsiro et  Nyamagabe dont Sawyer parle.

Pour conclure, Ida Sawyer exhorte les bailleurs et partenaires du Rwanda, « d’adopter une position plus ferme face aux nombreuses mesures du gouvernement pour réprimer la liberté d’expression et étouffer la dissidence, et devraient annoncer clairement que cela aura des conséquences ».

Quant à elle, « Alors que le pays a réalisé des progrès remarquables sur le plan économique et du développement depuis le génocide qui a dévasté le pays en 1994, cela ne devrait pas se faire au détriment des libertés les plus fondamentales des Rwandais. »

Contre vents et marrais, Gerard Mbanda avait détesté l’apport de ces medias occidentaux et les experts de droits de l’homme,  qui ne peuvent même pas « faire pression sur leurs gouvernements contre des centaines de suspects de génocide vivant dans le confort de leur pays ».

Et la caravane continue, « ils n’auront aucune influence sur les résultats des élections rwandaises,  parce que les Rwandais savent ce qu’ils veulent, ce que les autres veulent n’est pas dans leur intérêt. Les critiques et les opposants du Rwanda ne manqueront pas, mais toujours  moins nombreux que les rwandais  qui sont heureux et satisfaits de leur leadership. Pour la forme de démocratie, le peuple rwandais doit être libre de déterminer son destin ».

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