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Tanzanie: Refugiés burundais menacés par la famine

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La famine menace les refugiés burundais du camp de Nduta en Tanzanie, ceci les amène à sortir du camp pour chercher à manger et certains tanzaniens hostiles les tabassent. Suite à la famine, ces refugiés ont boycotte la visite du chef du PAM, les uns quittent le camp, d’autres se rendent au HCR. Encore sont-ils mecontents de la promesse au rapatriement, qui reste non honorée.

La semaine dernière, six refugiés burundais dont une femme ont été grièvement blessés par les tanzaniens inconnus. Certains disent avoir sortis du camp à la quête du bois de chauffage, d’autres pour chercher d’emploi occasionnels.

L’un témoigne à la Voix d’Amérique qu’ils ont des blessures graves au dos, aux bras et aux jambes, même au front.

A l’hôpital du camp de Nduta, les blessés sont agonisants. Un leader du camp les visite, « l’un a une grande plaie au dessus des yeux et aux épaules, d’autres sur la tête, se sont les tanzaniens qui les blessent, disant qu’ils endommagent leurs forets et volent les plantes ». Dans ce camp de Nduta, cinq refugiés sont morts de la même manière, mais les connaissances regrettent qu’aucune enquête n’a été entreprise.

Début cette semaine, les refugiés grèvent et boycottent la visite du camp par  directeur du  PAM  en Afrique. Ils passent la journée au bureau du HCR et barrent  les routes  à l’intérieur du camp, ils commencer à jeter les pierres sur les véhicules, et ainsi la visite échoua. Beaucoup d’entre eux n’ont encore eu la ration alimentaire de ce mois d’Aout.

SOSmedia burundi annoncent que pendant la grève, les sources fiables affirment qu’une femme enceinte a accouché prématurément et l’enfant ne put pas résister.

La police locale a intervenu avec les gaz lacrymogènes pour calmer la situation.  Bilan, un policier et une dizaine de refugiés  blessés, certains sont arrêtés.

Toujours par famine, des réfugiés burundais désertent le camp, après que la promesse de rapatriement traine à être honorée.

Selon Radio RPA, nombreux parmi eux figurent sur la liste des futurs rapatriés volontaires. Selon eux, leur rapatriement tarde alors que leur ration alimentaire a été sensiblement diminuée. La majorité de ces réfugiés avaient fui la famine au Burundi, une famine qui les talonne jusqu’à leur pays d’exil.

La plupart de ces réfugiés s’étaient faits inscrire depuis le mois de Janvier 2017 pour un rapatriement volontaire et avaient fui la disette au Burundi. La majorité de ces réfugiés sont originaires des provinces frontalières à la Tanzanie comme  Ruyigi, Cankuzo et Rutana.

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Les ressortissants des autres provinces du Burundi ne peuvent pas rentrer facilement faute de moyens. « Ceux qui ont des moyens rentrent à motos et plus de 20 motos se rendent à la frontière burundo-tanzanienne chaque nuit. Ceux n’ayant pas de moyens pour se payer une moto rentrent à pieds », renchérit notre source.

« Ce qui fait que des réfugiés retournent au Burundi est la faim. Avant, chacun recevait 10 gamelles (kg) de nourriture par mois, aujourd’hui on ne distribue que 4. Cette diminution de la ration alimentaire est une stratégie du gouvernement tanzanien pour nous contraindre à rentrer chez nous », raconte un des réfugiés.

Ceux qui désertent le camp de Nduta partent dans la petite matinée et doivent payer des pots de vin. « Les réfugiés qui rentrent à pieds font leurs bagages vers 20h et à la barrière ils donnent 2.000 francs burundais aux policiers qui les laissent partir. Ceux qui partent à moto le font entre 3 heures et 6 heures du matin », révèle une  source à RPA.

Le HCR a refusé de rapatrier les réfugiés burundais suite au contexte politico-sécuritaire du Burundi. La Tanzanie a organisé un rapatriement volontaire mais par manque de moyens, le rapatriement n’a pas eu lieu. Ces réfugiés jettent le tort sur la communauté internationale qui ne bouge pas le petit doigt pour les aider. La Tanzanie a même interdit aux réfugiés d’avoir un travail en dehors du camp. « Nous sommes malmenés, nous sommes délaissés. On a demandé qu’on soit délocalises de la Tanzanie mais sans aucun résultat », regrette un réfugié.

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Jean Baptiste Karegeya

 

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